mercredi

no future

Je me suis trompé d'époque.
j'étais faite pour être née pendant les 70's. la montée du punk, la vie libre &facile. "crois-tu en la réincarnation ?" me demanda Comte Fersen. je lui ai répondu que non, à ce moment là. maintenant, s'il réitérait sa question, je lui répondrai positivement. car je le pressentais; que je n'étais pas à ma place. cette impression de ne pas être dans le bon espace-temps persiste depuis un moment. elle était juste enfouie au fond de moi, prête à se réveiller à la première occasion. les Clash m'avaient mit sur la voie. maintenant, j'en suis certaine. CONTROL; je ne pouvais prévoir que j'allais avoir une prise de conscience aussi puissante. j'aurai aimé pouvoir décrire à mes petits-enfants quel style musical j'ai vu fleurir. mouvement musical qui est finalement devenu un style de vie, une manière de la concevoir, avec pour devise "no future" . j'aurai aimé leur raconter à quel point le punk fascinait, comment un mouvement musical pouvait liguer les jeunes, et leur redonner la force de continuer à avancer. cette époque est foutument résolue. je l'ai manqué. et j'en suis désespérée. car j'aurai du être de ces passionnés, qui rêvaient, qui idéalisaient, qui réinventaient le monde chaque jour. j'aurai voulu assister à ce bout d'histoire que personne ne prend en compte. de nos jours, nos vies sont entachées de toutes ces pseudo musique nouvelle génération. les labels ne cherchent plus que le profit. l'art n'est plus au premier plan. et le pire, c'est que l'on en est satisfait. le rap, la tecktonik; touts ces mouvements vulgaires qui n'apportent rien. à cause de cela, je peux déclarer, définitivement, que je ne suis pas à ma place. et je n'y peux rien.

I got the spirit, but lost the feeling;


Joy Division
LDN, november 1979. (Anton Corbijn)

dimanche

ur so sad maybe u should buy a happy meal_.

clac clac clac. 2h53 environ. bruits de talons sur le carrelage. encore une nuit passée dehors, à s'enfumer, pour essayer d'oublier sa condition rien qu'une soirée. le froid intense qui fouette mon visage, une cigarette dont je n'ai pas envie dans la main, cette fille à mon côté. des bribes de choses salaces dites entre filles, puis envoyées par sms à un certain Mr. Zizi, juste pour se marrer. s'endormir dans un lit inconnu, chez une personne inconnue. puis avoir une prise de conscience et se dire que, finalement, il est temps de rentrer, même si le chemin doit se faire à pieds, même si la température devait avoisiner les -2°. se faire klaxonner sur le retour, qui nous aura finalement prit 30minutes de plus que le temps prévu. clac clac clac. ses talons sur le sol dur et froid...